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Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann

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Lloyd Grammar
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MessageSujet: Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann EmptyJeu 10 Avr - 7:47


A justice sans force, justice du faible et du lâche. A force sans justice, arme du tyran et du dictateur.
Ann & Lloyd


Tu n'aimais pas les enfants. Ils n'aimaient pas les entendre hurler, les entendre piailler, les voir courir partout et chouiner au moindre bobo invisible, les voir faire des bêtises et se cacher dans les jupes de maman, bref, ils t'exaspéraient. Les adolescents étaient encore pires, dans le sens où en plus d'être puérils -et de penser le contraire-, ils étaient terriblement cons. Crise et rébellion, hormones qui partent en live le plus total... Ils avaient la fâcheuse manie de faire des conneries pour le plaisir de faire les andouilles, ce qui les rendait totalement prévisibles, et lorsqu'on leur faisait remarquer, ils faisaient exactement le contraire de ce qui était prévu, ce qui les rendait plus prévisibles encore. Tu t'amusais beaucoup de leurs réactions, toi-même tu avais été un sacré cas au lycée et tu ne t'étais pas tellement arrangé sur certains points avec le temps, paradoxalement, on ne te reconnaîtrait pas aujourd'hui. Tu en voulais essentiellement à tes supérieurs Gallois pour ça, pour t'avoir mis dans cette ville paumée qui ne te servait qu'essentiellement des affaires chiantes et qui t'obligeait à rester cloîtré dans un bureau collectif. Tu étais un homme du terrain, un homme d'action, au plus près des témoins, des suspects, des criminels. Seulement tu n'aimais pas te déplacer pour une bande de prépubertaires avec trois poils au menton qui ont revendu deux ou trois joints dans les toilettes de l'école. Mais fallait bien que quelqu'un s'y colle.

Tu ne savais pas si c'était pour ta belle gueule, parce que personne ne voulait se déplacer, ou si c'était véritablement pour tes capacités de détecteur de mensonges ambulant. Quoi qu'il en soit, tu te mis en route jusqu'à l'antre des boutonneux avec deux de tes collègues, moins haut gradés. Bon dieu qu'il te voulait du mal de t'envoyer là-bas, entre les kékés qui joueraient les caïds que tu ne pourrais même pas calmer d'une belle baffe, ou les nanas intellos qui se mettraient à pleurer et à se rouler par terre en jurant qu'elles n'ont rien pris. Le plus beau serait encore les profs, qui comme d'habitude sortiraient un discours pré-enregistré, qui ne seraient au courant de rien, puisqu'ils n'ont rien vu, et cetera... La justice démocratique baignait dans le déni le plus total et manquait d'un peu de poigne. Bon, pas pour tout, et inutile de tomber dans la tyrannie, mais bon... Réinstaurer le service militaire obligatoire ne ferait pas de mal déjà. En arrivant sur place, tu inspectais déjà les petits malins et curieux qui s’agglutinaient dans le hall du lycée, en face du bureau du proviseur. Tu soupiras, au point de t'agacer toi-même. Tu passas la porte des bureaux en regardant les employés administratifs se lancer dans des interrogatoires. Tu serrais les dents, si maintenant même les adultes s'y mettaient ! "Vous savez, regarder un épisode des Experts ou de The Good Wife ne vous donne ni le droit, ni la prétention de faire le boulot de la police à sa place. Maintenant dehors." dis-tu froidement. Oui, tu n'étais pas d'humeur, et en plus de ça tu étais mal réveillé. Quelle idée de se lever aussi tôt de bon matin quand son lit vous tient bien au chaud.

En arrivant dans le bureau du proviseur tu tombas nez-à-nez avec une rangée d'élèves. En regardant bien leurs visages, tu savais déjà qui était coupable, et qui ne l'était pas. Tu attrapas ton collègue par le bras. "Ces deux-là ne vous serviront à rien, ils ont peur mais je ne pense pas qu'ils aient participé ou acheté, ils ont trop peur de la réaction de leurs parents. Nervosité, poches sous les yeux  qui partent en l'air, celui-là est en manque. L'autre à côté a dû revendre, et pas acheter, il n'arrête pas de vérifier une poche de son sac, il doit vouloir planquer des billets. Et... Qu'est-ce que cette fille fout là ?" dis-tu, surpris. Oui car entre tous ceux qui étaient assis, nerveux, à la limite d'aller vomir partout, elle était la seule à plutôt bien prendre le fait d'être là. Bon, peut-être qu'elle n'avait rien à se reprocher et qu'elle était là pour autre chose, mais quand même.

Tu vins te poser à côté d'elle, l'air décontracté. "Salut. T'es là pour cette histoire de drogue ou t'as juste balancé ton compas dans la gueule de ton prof de maths ?". Oui, parce que tu l'avais fait, au collège. Bon, le compas avait atterri au tableau, mais à cinq centimètres près... Les colles qui avaient suivi ne t'avaient jamais réconcilié avec les mathématiques. "Ça va si c'est que ça je vais pas te démonter. Parfois ils le méritent.".




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Ann Murphy
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MessageSujet: Re: Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann EmptyVen 11 Avr - 18:20




Lloyd et Ann



C’était Noël avant l’heure. Ann ne pouvait voir aucune autre explication à ce défilement de flics dans le lycée. Enfin… Défilement… Ils étaient trois. Mais leur présence avait suffi à alerter les élèves du lycée Oscar Wilde. Avec une rapidité impressionnante, des rumeurs avaient commencé à circuler. Quelques filles de la classe d’Ann parlaient d’une agression alors que d’autres évoquaient la possibilité d’un attentat à la bombe. D’autres encore, plus réalistes ou mieux informés, parlaient déjà de drogue. Ann penchait également pour cette solution. Tout le monde savait qu’un petit trafic avait lieu dans l’enceinte du lycée, même si on ne savait pas précisément qui était impliqué. Trépignant sur sa chaise, notre intrépide rouquine mourrait d’envie de quitter la salle de classe pour aller voir ce qui se passait. Malheureusement, l’heure de cours venait seulement de commencer. Alors qu’elle se demandait comment elle pourrait se faire virer de cours, Ann sentit son portable vibrer dans sa poche. Sans discrétion aucune, elle le sortit et ne put réprimer un sourire en lisant le texto avant d’y répondre.

KIERAN
C’est pas parce qu’il y a des flics que tu dois faire une connerie.

ANN
Je me suis toujours demandée à quoi ressemblait un centre de détention pour mineurs...



« Miss Murphy, je sais que mon cours ne vous intéresse pas, mais vous pourriez avoir l’obligeance de faire semblant de suivre. »

Avec étonnement, Ann releva la tête pour croiser le regard de son professeur. Habitué à ses frasques, ce dernier avait dépassé le stade de la colère depuis longtemps. Aujourd’hui, son expression tenait plus d’un mélange d’exaspération et de lassitude extrême. Ann lui renvoya un grand sourire.

« Je peux sortir, si vous voulez. »
« Donnez-moi votre téléphone. »
« Vous savez vous en servir ? »
« Votre téléphone. »

Avec un soupir, Ann tendit un mobile au professeur. Si celui-ci avait été plus attentif, il se serait rendu compte qu’il ne s’agissait pas du même appareil que celui qu’Ann avait rangé prestement lorsqu’il l’avait interpellée quelques secondes plus tôt. En effet, l’adolescente avait cru bon « d’emprunter » le portable de sa belle-mère ce matin, alors que celle-ci se préparait dans la salle de bain.

« Mais sans rire, vous savez vraiment vous en servir ? Je pensais que les gens de votre âge en étaient encore aux pigeons voyageurs… Faites attention, je tiens pas à ce que vous le fassiez voler. »

Un tic nerveux déforma la bouche du professeur. Finalement, il lui restait encore un peu de colère à décharger contre son élève la plus insupportable.

« Bon, très bien, vous avez gagné. Un entretien avec le proviseur et quelques heures de retenue ne vous feront pas de mal. »

Rapidement, il griffonna un mot à l’adresse du chef d’établissement pendant qu’Ann rangeait ses affaires. Elle ne comptait pas revenir avant la fin de l’heure. Ravie par le tour que prenait la situation, l’adolescente se saisit du message et se précipita dans les couloirs pour rejoindre le bureau du principal. C’était très certainement par là que la police se trouvait !

Ann ne fut donc pas déçue lorsqu’elle arriva au milieu d’un petit groupe d’élèves dans un état de nervosité plus ou moins avancé. Elle, calme et enthousiaste, faisait tâche au milieu de ses camarades. Tranquillement, elle s’installa, comme une spectatrice au théâtre. Quelques instants plus tard, l’un des trois policiers prit la parole, décodant avec une facilité déconcertante le comportement de tous les jeunes présents. Ca c’était de l’enquêteur ! Finalement, il s’arrêta avec surprise sur Ann, l’interrogeant sur sa présence ici. Sa réflexion sur le comportement des profs de math fit sourire l’adolescente. Lui, il lui plaisait bien.

« Oh nan, c’est plutôt les profs qui ont tendance à me jeter des objets. D’ailleurs vous devriez peut-être faire quelque chose là-dessus, je trouve qu’ils ont les nerfs bien trop fragiles. Ils prendraient des trucs que ça m’étonnerait pas. »

Incriminer le personnel de l’établissement en trois phrases : check.

« Et tant que vous y êtes, interrogez Kieran Murphy, en terminale, il y a de sales rumeurs qui circulent à son sujet. »

Elle risquait quoi pour faux témoignage ?

« Ah, et vous croyez pas qu’un de vos larbins devrait aller chercher l’infirmière ? Devin va pas tarder à rendre son petit-déjeuner, j’ai l’impression… »

Et pour donner des ordres à un enquêteur qualifié ?

Curieusement, l’adolescente s’amusait follement du risque qu’elle prenait. Elle se demandait si elle était capable de faire sortir de ses gonds un agent entraîné. Il avait dû en interroger des plus coriaces qu’elle, mais sait-on jamais, elle était plutôt douée dans son genre, aussi.


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Lloyd Grammar
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MessageSujet: Re: Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann EmptyJeu 17 Avr - 6:50


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On ne se méfie pas assez des ados. Du genre comme ici, qui s'éclatent à faire tourner leurs professeurs en bourrique tout le long de l'année. Le pire étant qu'ils n'ont même pas conscience que ces profs, aussi cons, aussi chiants soient-ils, font en sorte de former leurs élèves à l'avenir. Alors ça peut être léger, ça peut être redondant à mourir, c'est comme ça. Sauf que tu n'étais pas là pour mater tous les sales gosses de l'établissement. Peine perdue de toute façon avec des têtes de mules pareilles. Répondre pour les professeurs aurait été rentrer dans le jeu de la rousse, et tu n'y tenais pas vraiment. Tu te permis juste un sourire sarcastique. Plus encore quand elle te donna un nom, un autre élève à aller emmerder. Sauf que l'emmerdeuse là c'était elle. Elle montrait tous les signes de la gamine chiante par excellence qui voulait juste faire de mauvaises farces. Pour la calmer un peu et pour lui casser un peu son délire, tu lâchas un petit rire. "Désolé, je participe pas à ce genre de délires. Si j'avais eu seize ans et que ça à faire encore... Ah non, je l'ai déjà fait en fait.". Ne jamais chercher un fils de flics ou de militaires qui gèrent tout un réseau mafieux. Jamais. Ça donne lieu à de belles surprises, enfin pas du côté de la victime. Après tout, un accident est toujours si vite arrivé.

Tu tournas la tête vers le jeune homme qui allait rendre son petit-déjeuner. Ah ça, quand on est en manque, c'est la première chose qui nous tombe sur la gueule : être malade à en crever. Bon, bien fait pour lui. C'était là où tu te disais que tu étais vraiment un insensible de première, pas pour rien qu'Iris te le répétait sans cesse, selon elle, tu étais pire qu'un glaçon dénué de sentiments. Bon, elle n'avait quand même pas tout à fait tord, ni totalement raison non plus... Pas faute d'essayer de lui prouver que toi aussi tu pouvais être gentil et attentionné. Mais si elle était là, elle comprendrait vraiment ta hantise des gamins. Quoi qu'il en soit, tu haussas les épaules. "C'est pas mon boulot mais vas-y toi, t'as l'air d'avoir le temps, une bonne heure je dirais, en comptant la pause. Parce que ton prof ne te reprendra pas dans son cours je pense. Et le professeur est trop occupé, comme tu le vois bien. Coup de bol, hein ?". Si tu étais à sa place, il y avait bien longtemps que tu aurais profité de la situation pour te barrer en douce. Puis qu'elle y aille, qu'elle n'y aille pas, qu'elle revienne ou pas, quelle différence ? Tu n'étais pas là pour jouer les baby-sitters. "Je me prendrais bien un café tiens." dis-tu avant de te lever. "J'imagine qu'il y a une cafèt dans le coin. J'vais faire un tour tiens.". Façon très subtile de dire que tu allais faire le tour des lieux pour un petit repérage.




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MessageSujet: Re: Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann EmptyLun 28 Avr - 17:53




Lloyd et Ann



Ann ne s’attendait pas à ce que le policier soit dupe, mais elle fut tout de même un peu déçue de constater qu’il ne faisait même pas semblant de croire à un seul de ses mots. Certes, il était inscrit sur son visage qu’elle était une chieuse patentée, mais l’inspecteur aurait pu vouloir d’une petite pause, un petit moment de jeu avec une lycéenne à la langue bien pendue… Au lieu de ça, l’adolescente ne s’en tira qu’avec une vague remontrance avant que le policier ne prenne congé. Pas question de rater une chance pareille. Ne perdant pas son légendaire aplomb, Ann se dépêcha de lui emboiter le pas. Tant pis pour le spectacle de Devin malade, elle le charrierait à ce sujet plus tard. S’il ne se faisait pas embarquer.

« En fait, j’attendais le proviseur, pas un professeur. Faudrait faire gaffe à ce que vous dites, ça peut vous jouer des tours. »

Le ton concerné de l’adolescente n’était pas crédible une seconde au regard de son sourire narquois. Elle aimait reprendre les gens sur leurs erreurs de prononciations, leurs lapsus et autres fautes d’oral. Dingue ce que ça pouvait les irriter ! Particulièrement son père, d’ailleurs… Cependant, Ann ne s’attarda pas sur ce point et poursuivit sa diatribe.

« Si vous voulez un café, y’a une machine dans le hall. Vous avez dû passer devant. C’est pas votre boulot de noter les détails ? Mais si vous tenez vraiment à vous rendre au self, il est dans un bâtiment plus loin. Je peux vous servir de guide si vous voulez. »

Combien de chances que l’inspecteur accepte ? Ann n’en savait trop rien, mais elle n’avait pas envie de lâcher l’homme de si tôt. Il avait un je-ne-sais-quoi qui l’amusait et qui la poussait à vouloir le titiller encore. Peut-être parce qu’il représentait l’autorité. Dieu sait que notre rouquine y était allergique ! A moins que ce ne soit l’inverse…

« Je m’appelle Ann, au fait. Ann Murphy. Kieran c’est mon frère, au fait. Hm. Je dis trop ‘au fait’, non ? Bref. Vous êtes sûr que vous ne voulez pas l’interroger ? Il est pas méchant mais un peu passif. Ca lui ferait du bien un petit coup de stress. »

Inutile de préciser que ça la ferait aussi rudement marrer de conduire son frère devant les flics. Et au-delà de ça, cela lui permettait surtout de continuer à débiter paroles sur paroles à un rythme exaspérant. Et puis ça l’occupait de tenir compagnie à l’inspecteur. Après tout, comme il l’avait si bien souligné, elle ne pourrait pas retourner en cours. Et comme ce cours d’histoire se déroulait sur deux heures, autant dire qu’elle avait du temps à tuer.

« Ah au fait, si vous partez dans ce sens là, vous allez à l’opposé du self. Faut prendre le couloir vers la salle des profs pour sortir dans la cour et passer derrière le préau pour atteindre le bon bâtiment. »



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MessageSujet: Re: Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann EmptyMar 29 Avr - 13:50


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Est-ce que tous les ados du monde parlaient autant ? Tu n'avais pas souvenir d'avoir été si bavard que ça, à l'époque, mais c'est en comptant ton légendaire air taciturne et indifférent. Tant tous les cas, que cette gamine pouvait avoir la langue bien pendue ! Elle semblait ne pas vouloir te lâcher non plus. Évidemment, il fallait s'en douter... Pourquoi tous les gens avaient cette mauvaise manie de devoir toujours te coller pour x ou y raison ? Tu ne pensais pourtant pas inspirer confiance ni aucune autre chose... Quoique ? Enfin là il était clair que c'était juste pour t'emmerder et pas autre chose. Après tout, elle ne pouvait pas retourner en cours... A sa place, tu serais rentré chez toi sans avoir le temps de te poser la question. Pourquoi avais-tu dis professeur alors que tu pensais au proviseur d'ailleurs ? La fatigue d'une longue nuit, sans doute, à essayer de trouver les mots parmi tant d'autres. Quoi qu'il en soit, rien ne te servait de rester là. Tu te demandais même si tu ne pouvais pas déjà repartir, à quoi bon s'enliser dans ce lycée, le lycéen qui faisait son petit trafic finirait bien par avouer tôt ou tard avec toute la pression de la police sur les épaules. Ou alors il était vraiment con et à chier et il finirait en garde à vue... Ce n'était pas ton problème en fait.

En ce moment, ils étaient légion à tester tes nerfs. Entre la patience dont tu faisais preuve pour Iris, Moriarty qui jouait les innocents et maintenant cette rousse plus électrique qu'énergique, tes jours étaient décidément bien moins calmes que ce que t'avaient promis tes anciens supérieurs, et pas les plus bas... Kilkee, ville tranquille, tes fesses oui ! Avec Fir Darrig pour jouer les andouilles du net derrière, tu étais servi. A tel point que tu en avais presque oublié l'affaire avec Alex... Tu pensais avoir retrouvé un parent en plus, belle affaire et tu étais coincé ici. Puis noter les détails, sans doute, mais avec le paysage. Puis tu avais les machines à café en horreur depuis toujours. Le goût du café dilué avec des poches ou des sachets de tu ne savais quel ingrédient te donnait envie de vomir. Non tu appréciais le vrai café, le gros grain, le café fort et à l'ancienne, pas la pisse industrielle en gobelet. Voilà aussi pourquoi tu tenais à trouver la cafétéria du lycée, là-bas le café serait au moins un peu plus décent. "Mon boulot c'est de faire régner l'ordre, pas de compter les machines à café qui me pointent sous le nez." dis-tu avec un clin-d'oeil. "Je veux bien que tu me serves de guide, mais pas d'entourloupe, tu me diras, tu n'es plus à ça près mais ça risque de s'éterniser alors autant allier l'utile à l'agréable. Je te payerai une boisson si tu veux.".

Ou comment encourager la jeunesse à dégager d'un cours plus souvent... Bon, ils n'auraient sans doute pas tous la chance de tomber sur toi, et encore moins un jour où tu avais la flemme de tout. Passant par le bon chemin pour la suivre, tu écoutais ce qu'elle avait à dire sur son frère. Calme et un peu mou, avec une sœur pareille ? Les familles sont décidément étranges partout. "Tu veux lui donner un peu de caractère, c'est ça ? Je suis pas sûr que ce soit le bon moyen. Attends qu'il lui tombe quelque chose de vraiment sale sur le coin du nez et il réagira sans doute, s'il ne le fait pas c'est qu'on peut vraiment rien pour lui... Un amour fort et déçu, un accident, une bagarre, y'a vraiment l'embarras du choix. Si je me mets sur sa peau, c'est pour moi qu'il y aura des conséquences, et pas des meilleures. Désolé, j'ai pas envie de risquer mon job.". Surtout que tu commençais à t'habituer à la ville... C'était bien pour cette raison que tu espérais qu'Alistair ne débarque pas. Qu'est-ce qui l'amènerait à Kilkee d'ailleurs ?

Passant à travers le préau comme indiqué, tu entras dans la cafétéria aux côtés de la rousse et te dirigea presque immédiatement au comptoir. "Votre meilleur c... Enfin une grande tasse de café, et la boisson de son choix pour la demoiselle." dis-tu sous l'air interloqué de la serveuse qui devait se demander pourquoi un des flics venait traîner là, ce à quoi tu répondis immédiatement : "Ils sont occupés.". Tu souris et te retourne vers la rousse. "Alors, quelque chose à dire sur l'affaire en cours ?". Autant engager la conversation, ils en auraient pour une bonne heure avec le proviseur à hurler à tout va et à contacter les familles. Et rien ne vaut les renseignements trouvés sur le terrain auprès des élèves du lycée.




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Ann Murphy
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MessageSujet: Re: Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann EmptyJeu 1 Mai - 21:54




Lloyd et Ann




Ann aimait le lycée. Contrairement à bon nombre d’ados de son âge, elle ne cherchait pas à tout prix à y échapper. Certes, il lui arrivait de sécher, de prétexter quelque mal de ventre ou de tête pour échapper à un cours, mais elle ne détestait pas le cadre scolaire pour autant. Ce qui la rebutait, c’était plutôt les cours. Elle n’était pas une fervente érudite assoiffée de connaissance. Elle était une emmerdeuse qui considérait le lycée comme un terrain de chasse aux ressources inépuisables. Evidemment, elle était connue là-bas. Difficile de passer inaperçu lorsque la moitié de l’établissement vous fuyait comme la peste. Difficile même d’arriver discrètement lorsqu’on était précédé par trois frères ainés.

Mais aujourd’hui, pour une fois, une nouveauté avait égaillé la journée d’Ann : l’arrivée de la police. Des individus qui ignoraient tout d’elle, des hommes qu’elle ne connaissait pas plus et des possibilités aussi alléchantes que périlleuses. Combien de fois lui avait-on répété qu’à force de trop se rapprocher des flammes, on finissait par se brûler ? Comme de coutume, l’adolescente n’avait pas écouté les judicieux conseils et s’était jetée la tête la première dans la gueule du loup. Elle avait saisi la première occasion pour venir titiller l’un des enquêteurs.

S’il avait d’abord tenté de se débarrasser d’elle, l’obstination d’Ann avait payé et elle avait désormais trouvé un compagnon pour son jeu. Certes, l’homme n’était pas dupe, mais il avait finalement accepté la présence de cette rousse insolente et bavarde. Bien trop bavarde. Mais au lieu de se laisser saouler par les paroles de la lycéenne, il avait pris le temps d’y répondre, transformant le monologue en échange. Et elle avait même le droit à une boisson en bonus !

Ann ne put réprimer un ricanement en entendant son interlocuteur la conseiller sur la manière de faire réagir Kieran. Un accident ou une bagarre, c’était le lot quotidien des Murphy. La fratrie avait passé quelques soirées animées à se chamailler ou à se battre franchement, lorsque la colère prenait le dessus sur la taquinerie. L’un dans l’autre, la sérénité de Kieran était peut-être la clé de la sagesse… L’idée fit sourire Ann. La sagesse ? Quelle idiotie ! Les sages n’étaient pas réputés pour leur sens de la fête. Quant aux conséquences évoquées par le policier, la rousse était à des années lumières de s’en soucier. Si on devait mesurer l’impact du moindre de ses faits et gestes, personne n’oserait faire le moindre mouvement. Les forces de l’ordre étaient d’un barbant ! Toutefois, il se passait toujours des choses intéressantes autour d’eux.

Notre curieux duo passa donc sous le préau pour rejoindre le self du lycée. Au passage, ils croisèrent un surveillant qui ouvrit la bouche en apercevant Ann trainer à cette heure-ci, mais qui se raviva vivement en réalisant par qui elle était accompagnée. L’adolescente adressa un grand sourire insolent au pauvre pion et poursuivit tranquillement son chemin. Une fois dans l’enceinte du restaurant scolaire, Ann se régala de la scène, savourant l’expression étonnée de la serveuse et son air déconfit par la remarque du policier. C’est pas en restant coincée derrière ses casseroles qu’elle en apprendrait plus.

« Un chocolat pour moi. »

Pour une fois, Ann n’avait pas répondu pour emmerder la serveuse, mais bien par goût personnel. Elle n’avait jamais aimé le goût du café. D’ailleurs, son père avait coutume de plaisanter sur le sujet en disant que c’était parce qu’elle était déjà bien trop énergique et que son corps refusait un surplus de caféine. C’était peut-être vrai après tout… L’adolescente avait du dynamisme à revendre, quiconque la fréquentait pouvait en attester.

Ann saisissait son chocolat lorsque le policier s’intéressa de nouveau à elle. Elle prit le temps d’avaler une gorgée de sa boisson – et oh, une jolie moustache chocolatée pour la rouquine ! – avant de répondre. Elle hésitait à mentir ou à tergiverser. Toutefois, en agissant de la sorte, elle prenait le risque de se faire rabrouer par l’enquêteur et de retourner à la monotonie de la journée. Même si elle pourrait trouver une autre occupation, ce serait toujours moins palpitant que de côtoyer la police. Non, agir comme une chieuse maintenant serait gâcher sa journée.

« Je m’intéresserais plus aux machines à café à votre place. J’ai surpris quelqu’un retirer un sachet de je sais pas trop quoi de louche du renfoncement derrière. Y’avait plus rien quand j’ai regardé derrière, et la fille qui m’a vu avait pas l’air super heureuse de me voir… »

Ca faisait plusieurs mois maintenant, c’était peut-être un incident isolé, mais Ann était certaine de ce qu’elle avait vu. Elle avait encore été virée de cours ce jour là, d’où sa présence inattendue sur les lieux.

« Oh et elle n’est plus au lycée cette fille. Kerry quelque chose, je crois… »

Il semblait à Ann qu’elle avait un copain ou un cousin encore au lycée, elle ne savait plus. Après l’incident, elle avait tenté de chercher Kerry, mais un autre type du lycée l’avait menacée de lui péter les dents si elle parlait à qui que ce soit de ça. Ann n’avait pas insisté, attendant le moment propice pour agir au mieux, mais il n’était jamais venu et elle avait oublié la scène. Jusqu’à aujourd’hui. Avec un peu de chance, le garçon tenterait de mettre sa menace à exécution ? Ann avait été aperçue avec le policier, les petits trafiquants feraient peut-être le rapprochement…




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MessageSujet: Re: Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann Un p'tit joint ça fait si mal que ça ? ft Ann EmptyVen 2 Mai - 14:52


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Ann & Lloyd

Une fois ce café en main, malgré sa relative et possible piètre qualité, tu étais davantage disposé à réfléchir plus posément et surtout à lâcher un peu de lest derrière toi. Malgré toute la patience que tu mettais en oeuvre, la lycéenne n'était pas d'une conversation légendaire. Fauteuse de trouble d'un bon niveau, sans doute, mais ça c'était le lot de presque tous les adolescents en quête d'adrénaline ou de rébellion. Quelque soient les événements qui l'avaient poussée à en arriver à un tel degré d'agacement généré autour d'elle, tu ne tenais pas à en savoir plus. Tout ce à quoi la jeune fille te servirait actuellement serait à te renseigner sur ce qui se passait dans ce lycée, ou ce qui s'y était passé. Tu étais ensuite bien assez malin et entraîné pour savoir faire la différence entre des accusations gratuites et infondées et des affirmations sincères. Surtout avec des jeunes. Tu te gratta le menton en observant la cour à travers les vitres du self. Rien de bien dynamique, tous les élèves étaient en cours, c'était néanmoins le bon moment pour fouiller, seulement, avec la rousse dans les pattes... Certes, tu lui parlerais une bonne demie-heure, le temps de savourer ta tasse de café, puis tu ferais ton tour. Seul.

Elle te reprocha de ne pas prêter assez attention aux machines à café. Tu étais davantage disposé à observer les gens plutôt que les objets, mais elle avait peut-être raison. Tu étais un peu rouillé depuis que tu avais quitté la capitale Galloise. Neuf mois à brasser de l'air, à attendre que les jours passent, pas moyen d'attraper Fir Darrig. Tu n'étais pas un pro de l'informatique, contrairement à Lorde... Et tu étais trop préoccupé par les agissements d'Alistair pour réellement mener des patrouilles de quartier à coeur. Kilkee manquait d'action, d'une ou de deux bagarres, ou alors c'était réellement l'ennui qui parlait... Coupé net dans tes pensées par la lycéenne, tu haussas un sourcil quand elle te parla d'une autre fille qui avait récupéré quelque chose derrière l'une des machines à café et qui apparemment n'était pas ravie d'avoir été vue. Coup classique, mais indice néanmoins très important. Diable ! Pourquoi ne l'avait-elle pas dit plus tôt ?! Si cela avait été le cas, tu aurais pu agir plus vite ! Si la chance était de ton côté, tu pourrais encore attraper cette gamine avant qu'elle ne quitte la ville, avec les rumeurs qui se répandaient comme de la fumée... Les adolescents sont tellement imbéciles quand ils agissent sous la pression ! Ta tasse de café claqua sur le comptoir et tu sortis ton talkie-walkie. "Lewis, trouve moi le dossier scolaire d'une certaine Kerry, avec un peu de chance son adresse n'a pas changé, tu me l'enverras. Je vais appeler au poste qu'ils me cherchent un éventuel casier ou des numéros de téléphone. Terminé.".

Tu te tournas vers la rousse, qui semblait assez tendue. Jusqu'à quel point l'autre n'avait pas été contente de la voir ? Au point de la menacer ? En tout cas son visage laissait effectivement penser qu'elle avait encore fourré son nez là où elle n'aurait pas dû. "Retourne au bureau du proviseur et donne le ou les noms de ceux qui sont venus te voir ce jour-là à mon collègue, il saura quoi faire. Ca fonctionne comme une sorte de protection de témoins, tu sais ? Je sens que cette affaire va aller beaucoup trop loin. Et fais ce que je te dis, tu en as déjà assez fait comme ça à mon humble avis. Si cette fille est effectivement la dealeuse, je te remercierai plus tard. Maintenant file.". Parce que tu avais une machine à inspecter et un mandat à aller chercher. Peut-être que l'affaire allait se résoudre plus vite que tu ne l'aurais pensé. Tu sortis et te postas dans un coin pour sortir ton téléphone de service. "Ouais, c'est Grammar. Est-ce qu'on peut me sortir tout ce qu'on peut sur une certaine Kerry ? C'est une ancienne lycéenne, elle est peut-être étudiante aujourd'hui, ou elle travaille. Y'a des chances pour qu''elle agisse vite, donc j'ai besoin d'effectif pour l'attraper, elle est peut-être la trafiquante qu'on recherche. Je vais fouiller le lycée, peut-être que leur stock est encore là. Ouais. Ok. A tout à l'heure.". Un geste pour raccrocher, un pas en avant, pour aller fouiller cette fameuse machine, et toutes celles du lycée à vrai dire. Pourquoi ne se contentaient-ils plus de la classique cachette dans les toilettes ? Entre les séries policières et Google, te voilà bien dans la mouise...



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